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Flottille AC1 / 1C / 11F


Tout commence en 1930. Les commandants des trois escadrilles composant la flottille du Béarn, décident d'adopter chacun un insigne propre à leur formation.
Sur la dérive des Dewoitine C1 de la 7C1, escadrille de chasse du P.A., apparu alors un hippocampe ailé.
S'il évolua quelque peu dans son graphisme au rythme des changements de désignation, d'appareil ou d'époque, il n'a plus jamais quitté cette formation depuis cette date.

En Mars 1932, il est sur les Wibault 74, migrant sur les Dewoitine 376 en Mai 1938, sa formation prenant l'appellation d'AC1. Avions obsolètes, il faudra attendre Janvier 1940 pour les voir remplacés par des Potez 63 récupérés de l'armée de l'Air, toujours sous le signe de l'hippocampe.
A partir de Calais-Marck, l'AC1 se distinguera durant la Campagne de France, abattant une douzaine d'avions nazis, malgré le manque d'entraînement des pilotes sur les Potez 63 inadaptée, de plus, aux missions de chasse de l'époque.

La suite de l'histoire conjointe de l'AC1 et de son hippocampe est lié au D-520 au sein de l'Aéronautique navale.
Devenue 1AC après la débâcle, elle ira se battre contre d'autres français en Syrie, en 1941 et deviendra 1C au 1er Octobre 1943 en Algérie libérée par les alliés, avant de disparaître, le 15 Mai 1944, par manque total d'avions !

Ses pilotes partiront continuer la guerre au sein des escadrilles de l'armée de l'Air, l'hippocampe ne les rappelant à lui qu'en Octobre 1945, les équipant d'abord de Spitfire.
Devenue flottille 1F au 1er Janvier 1946, son équipement sera d'abord remplacé par des Seafire, puis, seulement en Mai 1950, alors que leurs machines étaient à bout de souffle, par des Grumman Hellcat F6F-5.

Le virage de la propulsion à réaction sera pris en Mai 1955, avec l'apparition du SNCASE Aquilon que la 11F, gardera du 20 Juin 1953 jusqu'à sa nouvelle dissolution le 18 avril 1962.

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, elle avait alors été de toutes les guerres où la France fut engagée. Indochine, puis en Algérie, mais aussi en Tunisie pour participer au dégagement de la base de Bizerte assiégée par les milices armées du Néo-Destour de Bourguiba.
Comme le Phénix, elle renaîtra de ses cendres le 1er Avril 1963 à Hyères, pour être transformée sur Dassault Etendard IV M, constructeur auquel elle et son hippocampe sont toujours fidèles aujourd'hui.
En 1978, leur fétiche émigra sur Super-Etendard à Landivisiau, passant ensuite sur Super-Etendard Modernisé en 1997, pour être maintenant solidement installé sur Rafale depuis 2011.

D-520

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