Dewoitine D-790

Alors que Dewoitine était surchargé de travail avec les commandes et les projets, rançon de la qualité de ses productions, mais aussi des structures étatisées qui confondaient les urgences, la Marine ne fut pas en reste dans cette accumulation de prototypes et de productions diverses.
Cette dernière avait émis le programme technique A-80, destiné à remplacer les obsolètes Dewoitine 373 et 376 affectés aux escadrilles du porte-avions Béarn, afin d'alimenter en chasseurs embarqués les futurs porte-avions Joffre et Painlevé.
Cette critique de la position de la Marine, demandeuse d'un unième prototype, alors que la France avait déclaré la guerre à l'Allemagne depuis quelques temps, tient au fait qu'aucune urgence révélée ne pouvait être invoquée pour ce nouveau chantier.
Au mieux, les deux porte-avions de la classe Joffre auraient été livrés fin 1942, courant 1943, pour le premier et le Béarn s'apprêtait à être transformé en transport d'aéronefs (des USA vers la France), ce dernier ne disposant pas d'une vitesse suffisante pour se déplacer avec une escadre de combat.

Pourquoi en cette période si chargée, lancer l'étude d'un matériel destiné à entrer en service plus de trois ans plus tard, alors que l'obsolescence d'un avion se comptait à cette époque, au mieux sur deux ans et aux pire sur quelques mois ? Pour le plaisir d'avoir un avion de plus de dépassé ?

C'est le bureau d'études parisien de l'ingénieur Roger Legrix qui se chargea de ce projet, étroitement dérivé du D-520. Il en conservait la cellule presque au complet, c'est-à-dire fuselage et empennage.
La construction de deux prototypes fut ordonnée dans le courant de l'année 1939.
L'aile bien que conforme au plan initial se devait de s'adapter à sa nouvelle condition.
Elle présentait une partie centrale solidaire du fuselage, avec un dièdre nul à l'intrados, légèrement négatif à l'extrados. suivaient de chaque coté, un tronçon repliable pour faciliter le stockage à bord des hangars du porte-avions.
Sur le projet initial, la voilure se repliait en quatre sections à 90° comme sur la version hydravion HD-780. Mais avec la réduction de 35 cm de l'envergure, le système de repliage passa à un repliage simple de l'ordre de 100 à 110°, ce qui donna dans le même temps la désignation D-790B, la version A étant de fait morte avant même d'avoir existée.
Une crosse d'appontage, identique à celle du Dewoitine 750, était disposée sous le ventre de la section arrière du fuselage, accrochée sur un couple renforcé, s'escamotant avec un vérin oléopneumatique, dont l'avantage complémentaire était d'empêcher le rebond de la crosse sur le pont, lors des appontages.
Pour faire face aux efforts importants subit par l'appareil durant ces derniers, la course des amortisseurs du train principal fut portée à 425 mm.
Pour permettre à l'appareil de se maintenir à flot en cas d'amerrissage forcé, le D-790 devait être équipé de ballonnets gonflables répartis dans le fuselage, ces derniers auraient permit le maintien à flot de l'appareil, laissant le temps au pilote de l'évacuer.
L'entrée en guerre, le 10 Mai fit considérer les essais comme secondaires, même si des tests en soufflerie à Banlève débutèrent en Juin, la débâcle à la fin de ce même mois ne permit pas de finaliser le projet qui, de toutes façons, ne bénéficiera plus de porte-avions quelques mois plus tard, quand le démantèlement du Joffre débuta.


Longueur:
Envergure: 11,05 m
Hauteur:
Surface alaire: 18 m²

Masse à vide: 2 113 kg
Masse en charge: estimée à 2 690 kg

Vitesse maximum:
Vitesse ascensionnelle:
Plafond pratique:
Rayon d'action:

Motorisation:1x moteur Hispano Suiza 12Y29
Puissance nominale:920 ch
Puissance maximum:
Hélice: tripale Ratier

Armement:(prévu)
1x canon Hispano-Suiza HS-9 de 20 mm avec 60 obus.
2x mitrailleuses Darne de 7,5 mm avec 300 coups par arme.

Plan du site | Mentions légales & Sources | Contact | © Aéronavale & Porte-avions 2012-2017, tous droits réservés

Ayez pitié de votre PC, choisissez un navigateur libre et sécurisé   aéronavale & porte-avions.com