Voilure & gouvernes


L'aile du D-520 était réalisée en une seule pièce, venant se fixer sous le fuselage.
Elle possède un longeron unique, constitué d'une tôle d'âme, sur laquelle viennet se monter des semelles d'intrados et d'extrados en profilé de duralumin à âme fraisée.
Rappelons que ce longeron unique avait fait l'objet, dès 1922, d'un dépôt de brevet par Emile Dewoitine.

Cette structure est renforcée par des nervures verticales, tandis que des évidements sont ménagés pour permettre le passage des canons des mitrailleuses ainsi que la fixation des axes de rotation et d'articulation du train d'atterrissage.
De part et d'autre des semelles du longeron, on trouvait des charnières permettant la fixation des caissons de bord d'attaque et de l'arrière de l'aile, ainsi que les principaux panneaux mobiles destinés à l'armement ou aux visites.

Le bord d'attaque était constitué de cinq parties, dont deux intermédiaires servant de réservoirs d'ailes, la partie centrale renfermant le logement des trains et les ferrures de liaison du bâti moteur.
La construction du caisson arrière est établie sur le même principe.

Le recouvrement de l'aile s'effectue par une simple tôle lisse de duralumin, comme les saumons d'ailes constitués d'une tôle emboutie se fixant sur la nervure d'extrémité de voilure. Le saumon recevant les feux de position et la prise pitot du badin.

Maintien de techniques ancestrales, les ailerons sont entoilés et construits autour d'un longeron en U, portant un bord d'attaque en tôle roulée et des nervures embouties.
Ils s'articulent en trois points sur l'aile et sont commandés par une bielle.
Leur compensation est statique et dynamique, par décalage de l'axe d'articulation et par des masses de plomb logées dans le bord d'attaque de l'aileron (dynamique).
Celui de droite est muni d'une lame de correction sur son bord de fuite (statique), qui est réglée au sol.

Les volets de courbure sont de construction identique à celle des ailerons.
Ils sont en quatre tronçons solidaires et sont articulés sur des couples de biellettes situés en trois points. Le point d'articulation, selon une courbe, produit un braquage et un recul combiné, ménageant ainsi une fente entre aile et volet.

La profondeur est constituée de deux gouvernes compensées statiquement et aérodynamiquement, la construction reprenant le même principe que les ailerons (longeron en U, bord d'attaque en tôle roulée, nervures embouties rivées sur le longeron et reliées au bord de fuite par un tube aplati, finition de recouvrement par entoilage).
Là aussi, l'articulation se fait sur trois paliers, le guignol de commande de l'ensemble se trouvant dans la coque.

La gouverne de direction est construite comme celles de profondeur, elle est articulée en deux points et porte un flettner.
Elle est compensée statiquement par des masses de plomb et aérodynamiquement par un bec débordant.

D-520

modélisation 3D de la voilure D-520



Plan du site | Mentions légales & Sources | Contact | © Aéronavale & Porte-avions 2012-2017, tous droits réservés

Ayez pitié de votre PC, choisissez un navigateur libre et sécurisé   aéronavale & porte-avions.com